mercredi, 16 novembre 2005

Pour que je sache si oui

Je ne chante que pour remplir un vide déja égorgé de violents silences incongrus et innattendus. Pour que je sache si je ne vis que pour remplir, je dois d'abord observer le vide, mais si d'abord le vide m'attire, j'en suis alors une infime partie obscure et inconnue...et inconnue...

Pour que je chante en changeant mes airs infinis, je charge mon rancunier plaisir cynique de chanter ces interminables minables chants lyriques. Et ces gens, dont le poil est si doux à hâter, dont le corps gémit devant chaque inhumable peau de lion qui leur est donnée pour image, se voient charrier en pleurs, en sang, en chantant eux aussi les remuable plaisirs de la mort inévitable.

Pour que je sache si oui, l'espèce humaine se libérera de l'amour propre qui ne lui est pas dû; pour que je sache si oui, l'espèce qui ramène à chacun pour soi les problèmes de la terre, finira par en faire une solution homogène; pour que je sache si oui, chacun mourra un jour de faim, je devrai manger jusqu'à la fin.

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