jeudi, 17 novembre 2005
Lourdeur
La lourdeur de l'être qui mâche mal ses mots. On lui a enlevé son alphabet...Ce qui en ressort est composé de grosses boules émotionnelles emmellées, comme une pelote de laine..et le félin mord dedans. Il mord, et il mord à pleine dent! Il machouille, il gratouille jusqu'au sang! Maintenant son alphabet ressort en partiesindistinctes, involubiles, brisées. L'humain grelotte. Il n'a jamais eu de chaleur. L'humain gigote. On ne l'a jamais calmé. Dans son thorax, dans ses yeux, l'homme est asséché, il ne pourra jamais se vider de cette panique. Une petite souris prise continuellement sous la gueule du félin endormi.....le moindre geste.....Sinon...Les crocs à vif! devant les os fragiles de ce petit être inconscient de son existence. Se dépêcer à vivre, à fuir, à rester...Ne pas savoir si on existe vraiment, sauf lorsque quelqu'un frappe..
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Légerté
Le légerté de l'être, de l'être indifférent de son sort. Celui qui barbouille l'art dont il est fait. Celui qui magouille dans son propre dos. L'être humain...qui oublie la médiocrité des choses qu'il peut produire...car la médiocrité paie cher de son estime...
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mercredi, 16 novembre 2005
Pour que je sache si oui
Je ne chante que pour remplir un vide déja égorgé de violents silences incongrus et innattendus. Pour que je sache si je ne vis que pour remplir, je dois d'abord observer le vide, mais si d'abord le vide m'attire, j'en suis alors une infime partie obscure et inconnue...et inconnue...
Pour que je chante en changeant mes airs infinis, je charge mon rancunier plaisir cynique de chanter ces interminables minables chants lyriques. Et ces gens, dont le poil est si doux à hâter, dont le corps gémit devant chaque inhumable peau de lion qui leur est donnée pour image, se voient charrier en pleurs, en sang, en chantant eux aussi les remuable plaisirs de la mort inévitable.
Pour que je sache si oui, l'espèce humaine se libérera de l'amour propre qui ne lui est pas dû; pour que je sache si oui, l'espèce qui ramène à chacun pour soi les problèmes de la terre, finira par en faire une solution homogène; pour que je sache si oui, chacun mourra un jour de faim, je devrai manger jusqu'à la fin.
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